Conférence G. Buti

Conférence Marseille, porte de l'Orient
Conférence Marseille, porte de l'Orient

La Méditerranée : porte de l'Orient ? (XVe-XVIIIe siècles)

Gilbert Buti

Professeur des universités en histoire moderne à l'université d'Aix-Marseille, MMSH-Telemme

Mardi 13 octobre 2015 – 18h30
Espace Courbet - salle de conférence - 81, rue Amiral Courbet - Lorient
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Les relations commerciales entre l'espace méditerranéen et l'Asie sont attestées depuis l'Antiquité gréco-romaine. La Méditerranée apparaît pour les Européens comme le chemin " naturel " pour atteindre le monde asiatique. La fracture entre l'Occident chrétien et l'Orient islamique provoque, autour des VIIe-Xe siècles, une phase de ralentissement des échanges qui reprennent ensuite avec une réelle vitalité pour devenir intenses au XVe siècle.

Les marchands italiens, mais aussi provençaux et catalans, s'approvisionnent en produits asiatiques (épices, soieries, porcelaines...) dans les ports de Méditerranée orientale où ils parviennent en empruntant un circuit largement contrôlé par des États et des marchands musulmans. Néanmoins, les Méditerranéens, à commencer par les Vénitiens, n'ont pas cherché à établir un contact direct avec les Orientaux.

L'ouverture portugaise de la route par le cap de Bonne Espérance modifie en partie les jeux de l'échange sans créer de nouveaux courants. Cette voie maritime qu'utilisent les navires des grandes compagnies de commerce européennes ne fait pas disparaître, pour le passage des marchandises et plus encore des hommes (marchands, militaires, missionnaires), la route méditerranéenne du Levant vers le monde oriental. Celle-ci est continuellement utilisée aux XVIIe et XVIIIe siècles en complément de celle du Cap. A la fin du XVIIIe siècle, le besoin se fait sentir d'ajouter ou de renforcer, à partir de la Méditerranée, une troisième voie, à savoir celle de la mer Rouge.

 

 
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