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OEUVRES DES MOIS PRÉCÉDENTS


Armoire à épices au sigle de la VOC

Armoire à épice
Mention légale : G.Broudic-Musée de la Compagnie des Indes
Armoire à épice
Mention légale : G.Broudic-Musée de la Compagnie des Indes
Armoire à épice
Mention légale : G.Broudic-Musée de la Compagnie des Indes
Armoire à épice
Mention légale : G.Broudic-Musée de la Compagnie des Indes
Armoire à épice
Mention légale : G.Broudic-Musée de la Compagnie des Indes
Armoire à épice
Mention légale : G.Broudic-Musée de la Compagnie des Indes

Bois polychrome, laque, fin du 17e siècle - début 18e siècle.
Acquis avec l’aide du FRAM Bretagne.
Cette armoire à épices est représentative du rôle de la Compagnie des Indes Hollandaise, la Vereenigde Oost Indishe Company, plus connue sous son acronyme, la V.O.C, dans le commerce maritime asiatique aux 17e et 18e siècles et sur les conséquences de son action sur le mode de vie européen.
Pour conquérir le monopole du commerce des épices les plus rentables, clou de girofle et muscade, les Hollandais, par une stratégie extrêmement agressive, réduisent leur culture à quelques îles des Molluques qu’ils protègent comme des “coffres-forts”. C’est ce qu’évoque la scène reproduite sur le battant de la porte : un Indiamen, vaisseau de la VOC, armé de canons semble défendre l’accès d’une factorerie asiatique (entrepôt marchand).
Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient - 2009.5.1


Slave Trade

Slave trade
Slave trade
Slave trade

Estampe, manière noire, 1791.
John Raphaël Smith
Le 27 septembre 1720, le Roi établit à perpétuité et au profit exclusif de la Compagnie perpétuelle des Indes le monopole de la traite négrière, privilège dont elle use à partir de 1723.
 
Ainsi, de 1719 à 1770, elle arme cent quatre vingt dix expéditions de traite dont cent cinquante deux en partance directe de son port d’armement, Lorient. Elle se dirige majoritairement vers le Sénégal et le port de Ouiddah pour y prendre des captifs dont le nombre est estimé à 56 700, dont près de 45 300 déportés par les bâtiments lorientais. 
 
C’est à George Morland, peintre anglais, que revient l’honneur d’avoir réalisé la première œuvre picturale à portée moralisatrice dénonçant clairement l’horreur de la traite humaine.
 
Execrable Human Traffick, est exposé à la Royale Academy de Londres en 1788. Deux ans plus tard, Morland présente à la Society of Artists un second tableau, pendant du précédent, intitulé African hospitality. Au même moment la reproduction gravée du premier tableau, intitulée Slave trade, par John Raphaël Smith est déjà disponible.
 
Le premier tableau de Morland est l’illustration d’un poème de son ami William Collins.
Morland réalise son tableau en pensant à sa traduction en gravure à l’intention de la «clientèle plus nombreuse, et socialement plus diversifiée, des amateurs de gravures. Et ce public-là incluait les classes moyennes où se recrutait le gros des abolitionnistes ». (H. Honour, L’Image du Noir,  p. 72).
 
Une version française de la gravure de Smith est publiée en France en 1794  avec pour titre  « Traite des nègres » et l’inscription : « ce vil métier a été aboli par la Convention Nationale ». La Société des Amis des Noirs, inspirée des sociétés abolitionnistes américaines et anglaises, est créée en France par Pierre Brissot de Warville en 1788. Son objectif, outre l’abolition de la traite humaine, se focalise aussi sur l’abolition de l’esclavage promulgué une première fois en en France en 1793.
 
Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient, 2010.4.1


copyright : G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes, ville de Lorient
copyright : G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes, ville de Lorient
copyright : G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes, ville de Lorient

Statuette de la Vierge à l’Enfant  

Porcelaine polychrome et dorée
Inscription : Mater Dei Ora, 1757, LMT Chine, 1757  
Classée Monument historique le 25/04/1994  
Propriété de la commune de Guern (56), en dépôt au musée de la Compagnie des Indes
De retour du Musée du Château des Ducs de Bretagne à Nantes, où elle était prêtée dans le cadre de l'exposition La Soie et le Canon.  
n° inv. : D 2009.7.1
 
Cette exceptionnelle statuette de la Vierge à l’Enfant est le produit d’un syncrétisme culturel opéré vraisemblablement dans le cadre d’une commande européenne particulière auprès des ateliers de production de porcelaines de Jingdezhen.  
La Vierge, aux yeux légèrement bridés s’apparente à un modèle de déesse du panthéon chinois, sans doute la déesse de la miséricorde sur lequel est plaqué l’Enfant Jésus.  
Si les drapés de la Vierge révèlent une grande habileté il y a une exquise maladresse dans le traitement du geste du port de l’Enfant.  
Une œuvre semblable est conservée au trésor de la basilique Sainte-Anne d’Auray


copyright : G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes, ville de Lorient
copyright : G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes, ville de Lorient
copyright : G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes, ville de Lorient
copyright : G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes, ville de Lorient
copyright : G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes, ville de Lorient

Portrait d’Antoine Barthélemy de Vire Duliron de Montivers, capitaine d’infanterie au service de la Compagnie des Indes

 

Par François-Dagobert Jouvenet, 1750
Huile sur toile, 138 x 109 cm
n° inv. : 2010.3.1
 
Antoine Duliron de Montivers, ingénieur des fortifications, passe huit années (oct. 1741 - sept. 1749) au service de la Compagnie des Indes au Sénégal et en Gambie à une époque où les contrats ont une durée de trois ans et où la moitié des agents meurent avant cette échéance. Il séjourne dans des régions isolées et pour certaines inexplorées des Européens. Il est le premier occidental à remonter la rivière Falemé. Il assiste à la folle expédition de l’administrateur David à la recherche des mines d’or du Bambouck.
 
En 1752 il embarque à destination de Pondichéry où il séjourne jusqu’à 1767. Il est l’un des trois civils à être élevé au rang de militaire par la Compagnie des Indes pour services rendus.
 
Ce tableau est emblématique du 18e siècle, celui tout à la fois des Lumières et des esclavagistes.

Cipayes et char de procession

Copyright G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes / Ville de Lorient
Copyright G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes / Ville de Lorient
Copyright G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes / Ville de Lorient
Copyright G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes / Ville de Lorient
Copyright G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes / Ville de Lorient
Copyright G. Broudic / Musée de la Compagnie des Indes / Ville de Lorient

Inde, Bengale, ivoire sculpté et ciselé, 10 x 11 x 21 cm,
fin 18e siècle - début 19 e siècle, n° inv. 2010.1.1

 

Ces figurines d’ivoire sont les vestiges d’un ensemble plus important illustrant une cérémonie de procession telle que les princes indiens les organisaient pour affirmer leur pouvoir. Il n’est pas rare d’y voir participer les Européens accompagnés de leurs armées. Il s’agit d’affirmer les alliances en place.
 
Cet ensemblee évoque clairement la présence européenne en Inde à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle et témoigne de l’immixtion des Européens dans les affaires politiques indiennes au 18e siècle que le “nababisme” de Dupleix avait élevé au firmament de l’ingérence politique.

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