Mobilier et objets d'art

Coffret "Plaisirs des princes" / © D. Goupy, Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient
Fauteuil Tchoultry / © G. Broudic, Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient
Coffret "Plaisirs des princes" / © D. Goupy, Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient
Coffret "Plaisirs des princes" / © D. Goupy, Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient
Fauteuil Tchoultry / © G. Broudic, Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient
Fauteuil Tchoultry / © G. Broudic, Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient

La collection du musée est composée de nombreux objets extra-européens mais également d'objets "métisses", réalisés à l'intention des Européens dans les zones d'actions des Compagnies de commerce européennes. Pour une petite partie d'entre eux, ces objets ont été créés pour les besoins des Européens dans les comptoirs. En effet, à de rares exceptions, négociants et fonctionnaires reproduisaient sous les tropiques leur cadre de vie européen.

Cette production particulière, fruit d'un syncrétisme culturel original, se développe dans la plupart des comptoirs européens. Elle est présente dans le musée grâce à l'ancienne collection Jouveau-Dubreil, fonctionnaire et collectionneur en poste à Pondichéry dans la première moitié du XXe siècle qui avait offert sa collection au MNAOA (dépôt du musée du quai Branly). Mais la majeure partie de ces objets "métissés" a été réalisée en Inde ou en Chine pour les besoins de l'exportation vers l'Europe, dans le cadre du commerce à monopole des compagnies parmi lesquels figurent éventails, mobiliers, coffrets et objets en laque, etc. Ils sont le résultat de la rencontre commerciale, politique et culturelle, entre Asiatiques et Européens. Les premiers ayant des savoir-faire et des matières premières inconnus en Europe (ou impossible à exploiter) sur lesquels les seconds projetaient leur desideratas de forme, de goût et de coût.

Cette entente commerciale a donné naissance à des objets que les Européens trouvaient furieusement exotiques pour ne pas dire asiatiques et que les asiatiques n'ont jamais utilisés en raison de leur caractère trop européen... Hybrides donc, tous ces objets ne révèlent pas à proprement parler une culture ou une autre. Ils sont avant tout le produit d'un commerce mondialisé.

Lit à baldaquin
Lit à baldaquin

Bois de teck peint et doré. Inde (Nagapatam) - 1804

Ce lit porte une inscription en tamoul qui signifie : "oeuvre exécutée par Vîrapattiram de Nagapattanam, mi-janvier, mi-février 1804".

250 cm x 211 cm x 136 cm

Dépôt du musée du quai Branly.

Miroir à fronton
Miroir à fronton

Teck, glace. Inde (Pondichéry) - 1er tiers du XVIIIe siècle

129 x 76 cm

Dépôt du musée du quai Branly.

 
Commode
Commode

Teck et laiton. Inde (Pondichéry) - 1750-1760

93 cm x 148 cm

La façade est découpée en arbalète et présente dans le bas un motif sculpté représentant des musiciens.

Dépôt du musée du quai Branly.

Table en console, dite "aux tritons"
Table en console, dite "aux tritons"

Teck, polychromie, traces de dorure, marbre. Inde (Cochin) - fin du XVIIe-début du XVIIIe siècle

74 x 106 x 56 cm

Dépôt du musée du quai Branly.

Banquette
Banquette

Caliatour (bois de santal rouge). Inde (Nagapatam) - 1670-1690

87 x 113 x 76

Dépôt du musée du quai Branly.

Canapé corbeille
Canapé corbeille

Teck, cannage. Inde (Pondichéry) - vers 1760

99 x 150

Dépôt du musée du quai Branly.