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affiche Passion Japon 6 octobre
Journée Passion
Japon Regard sur les arts décoratifs japonais  
Enregistrement sonore de la journée
Programme de la journée en pdf

Dans la continuité de l’exposition Odyssée de l’Imari, le musée de la Compagnie des Indes présente une journée consacrée aux arts décoratifs japonais (laques, porcelaines, estampes).
Ils sont une source de fascination pour les européens, qu’il s’agisse des techniques de fabrication, de leurs décors mais aussi de leur mode de commerce qui, pendant près de trois siècles se fit grâce au voyage annuel du fameux « vaisseau noir ».
Quatre spécialistes évoqueront ces différents aspects thématiques et cette promenade parmi les arts japonais permettra à chacun de connaître un domaine artistique méconnu et toujours aussi fascinant. 

 

10h : Accueil du public (café, thé)    

 

10h30 : La VOC et le commerce de la porcelaine Imari
Georges Le Gars (Professeur honoraire, agrégé d’Histoire et de Géographie)  
Au XVIe siècle les Portugais ouvrent le marché asiatique aux Européens. Ils sont rapidement marginalisés par la toute puissante Compagnie hollandaise des Provinces-Unies, la VOC, qui devient au cours du siècle suivant le grand intermédiaire entre l’Orient et l’Occident. Le port de Batavia au nord-ouest de Java, créé par la VOC, s’impose alors comme plaque tournante d’un commerce transocéanique alimenté principalement par les épices et la porcelaine dite « Imari ».
Bénéficiant d’un quasi monopole avec le Japon, la VOC, par le biais de ses commandes, a indéniablement contribué à l’émergence d’une universalité en matière de décor sur faïence ou sur porcelaine, comme le célèbre motif du « panier fleuri ». Toutefois, les Japonais, à l’écoute de leur commanditaire, ne renoncent jamais à l’essentiel des leur patrimoine culturel, notamment pour des décors qui, en principe, n’étaient pas destinés à l’exportation.
Les Chinois ont également montré une grande adaptation à la demande des représentants de la VOC. Le sujet de « la Dame au parasol » ou les Imari dit « capucin » en sont de beaux exemples.
Depuis 2003, les archives de la VOC sont classées par l’UNESCO au répertoire « Mémoire du monde ».  
 
11h30 : Histoire d’une restauration : Le bassin de barbier Imari
Eva Jaugey-Friedman (Diplômée en conservation-restauration de céramiques)
Plat à bartbe ImariQuelle démarche mettre en oeuvre pour répondre aux problématiques de départ imposées par le bassin de barbier ? Toute restauration exige de choisir entre un certains nombre de solutions, qui sont souvent des compromis. Celles qui sont envisagées dépendent non seulement de considérations techniques mais également des objectifs finaux déterminés avec le propriétaire ou le conservateur de l’oeuvre.
Une description révélera les différentes étapes du travail entreprises sur l’objet pour mener à bien la restauration, ainsi que des explications sur le choix des matériaux utilisés.
Cette traversée des problèmes rencontrés sur cet objet spécifique permettra ensuite d’aborder d’une façon plus générale les choix esthétiques pratiques et éthiques qui se posent de nos jours au restaurateur du patrimoine.  
 
 
12h30-13h45 : Pause déjeuner    
 
14h : Imari et les arts décoratifs au début de l’époque d’Edo.
Michel Maucuer (Conservateur en chef, musée Cernuschi)
La porcelaine apparaît au Japon au XVIIe siècle alors que les arts décoratifs du début de l’époque d’Edo (1603-1868) sont en plein essor et que ressurgit une culture aristocratique caractérisée par le goût du luxe et de la décoration.
La complexité des décors, le recours aux jeux visuels, ou encore aux thèmes inspirés par la Chine et par la littérature de l’époque de Heian (794-1185) sont caractéristiques de cette période.

 

15h : Les laques d’exportation japonais des XVIIe et XVIIIe siècles
Geneviève Lacambre (Conservateur général honoraire du patrimoine)
Dès le début des contacts de l’Occident avec le Japon, les Européens sont fascinés par la qualité des artisans laqueurs japonais et commandent notamment des coffres et cabinets qui sont très prisés au XVIIe siècle comme l’attestent les inventaires de Mazarin et sa famille ou ceux des collections royales françaises.
Au XVIIIe siècle, ce sont plutôt des objets précieux de petite taille que collectionnent les amateurs, Madame de Pompadour ou Marie-Antoinette.    
(écouter une intervention de Madame Lacambre sur le japonisme en avril au musée des Beaux-Arts de Brest)

 

17h : clôture de la journée


Conférence Nathalie Kouamé : "Le beau seizième siècle japonais"

Le beau seizième siècle japonais

                                                      

Mardi 29 mai 2012 - 18h30 - accès libre  
Lycée Colbert - amphithéâtre - Lorient - entrée libre

                                                      

Nathalie Kouamé

 
Maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), Paris
  
Le 16e siècle constitue une période exceptionnelle de l’histoire du Japon au cours de laquelle les Japonais, plongés dans une interminable guerre civile, font toutes sortes d’expériences inédites : adoption du christianisme, conquête militaire de la Corée, épanouissement de la voie du thé, affirmation des ligues paysannes et religieuses, développement des villes, perfectionnement des appareils d’Etat, essor du commerce international…
   La conférence présente les différents aspects de cette civilisation en pleine effervescence qui disparaît au 17e siècle avec l’arrivée au pouvoir des shôguns Tokugawa.
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            Publications de Nathalie Kouamé : 
Ouvrages :
2008          1) Conversations sous les toits. De l’histoire du Japon, de la manière de la vivre et de l’écrire, ouvrage écrit en collaboration avec Francine Hérail, Arles, Éditions Philippe Picquier, 2008, 170 p.
2005          2) Le Sabre et l’Encens, ou comment les fonctionnaires du fief de Mito présentent dans un « Registre des destructions » daté de l’an 1666 l’audacieuse politique religieuse de leur seigneur Tokugawa Mitsukuni, Paris, Institut des Hautes Études Japonaises du Collège de France, 2005, 141 p.
2001          3) Société et pèlerinage dans le Japon des Tokugawa. Le pèlerinage de Shikoku entre 1598 et 1868, Paris, École française d’Extrême-Orient, 2001, 315 p.
2000          4) Initiation à la paléographie japonaise à travers les manuscrits du pèlerinage de Shikoku, Paris, L’Asiathèque, 2000, 272 p.
Direction d’un numéro spécial :
2009          5) « La première évangélisation du Japon (XVIe-XVIIe siècles). Perspectives japonaises », dans Histoire & Missions chrétiennes (Karthala), n°11, septembre 2009, dossier composé de 158 pages.
Co-direction d’un ouvrage collectif :
2011          6) État, religion et répression en Asie. Chine, Corée, Japon, Vietnam. XIIIe - XXIe s., Paris, Karthala, 2011, 354 p. Co-directeurs : Arnaud Brotons et Yannick Bruneton.
 


Conférence Pierre Souyri : "Qu'est-ce qu'un samouraï ?"

Qu'est-ce qu'un samouraï ?

                                                      

Mardi 24 avril 2012 - 18h30 - accès libre  
Espace Courbet - salle de conférence - 81, rue A. Courbet - Lorient

                                                      

Pierre Souyri

 
Professeur à l’Université de Genève, Directeur du Département d’études asiatiques de la Faculté des Lettres
  
L’histoire du Japon incite à la comparaison avec l’Europe. Ces deux sociétés ont connu au cours de leur histoire des régimes féodaux dominés par des guerriers.
 
L’idée ancienne selon laquelle les samouraïs seraient les chevaliers du Japon est le point de départ de la réflexion. Quelles sont les ressemblances et les différences entre les système féodaux d’Occident et du Japon ?
 
Au Moyen-âge, la société guerrière japonaise est plus instable et plus violente que les sociétés occidentales de la même période et évolue vers une organisation policée, pacifiée, urbanisée et bureaucratisée «au temps de l’ancien régime».
 
Les samouraïs, ces guerriers de l’ancien Japon, ont par la suite joué un rôle central dans le processus de destruction du régime Tokugawa, conduisant à la restauration impériale et ouvrant la voie à la modernisation.

 

 
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Conférence Romain Bertrand : "Europe - Asie : la rencontre a-t-elle eu lieu ?"

Europe - Asie : la rencontre a-t-elle eu lieu ?

Portugais, Hollandais et Britanniques en Insulinde au tournant du 17e siècle.

                                                      

Mardi 20 mars 2012 - 18h30 - accès libre  
Lycée Colbert - amphithéâtre - 117, bd Léon Blum - Lorient

                                                      

Romain Bertrand

Directeur de Recherche, Sciences Po
  
L’arrivée de la Première Navigation hollandaise à Java, en juin 1596, a été saluée comme un évènement de toute première importance par les grands chroniqueurs européens de l’époque. Seulement voilà : les textes malais et javanais ne disent pas un mot de ces « premiers contacts ».
 
Au tournant du 17e siècle, Java et le monde malais entretenaient depuis des décennies des relations commerciales, diplomatiques et religieuses avec l’Empire moghol, la Chine impériale et l’Empire ottoman. Les Européens étaient alors, pour les scribes de Java et de Sumatra, quantité négligeable. Comment, dès lors, tramer le récit de la « rencontre » entre l’Europe et l’Asie sans léser la conscience historique de l’une des parties en présence ?
 
Une réflexion sur le sens d’une histoire « à parts égales » de ces premières interactions. 

 

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